Négationnisme
L’art de boucher les trous
en les confinant
comme un vulgaire détail...
de l’Histoire
Ils osent l’ignominie
dans leurs frasques populaires
pour grossir leurs rangs
sous leur drapeau qui plane
comme un funeste ancrage
Cordes cinglantes
qui déchirent la Nuit
de cette masse sourde
qui avance soudée
comme un océan de cendres
qui pèse stratifié
Lent le souvenir
brûle la conscience du présent
comme une torche humaine
Et cette peau tendue
pour abattre le Jour
comme un scalp de l’âme
arrachée férocement
aux millions d’innocents
Nus
vidés de leur essence
usés jusqu’à la mort
et jetés dans la fosse
purs mannequins de l’horreur
Sous la couche de terre
hurle le désert
des hommes assassinés
La forêt transpire
des gouttes de sang
mais aux quatre coins de l’enfer
parade un aigle de fer
en quête de lissage
des gènes de genres humains
La douleur de cette brèche
dans la quatrième dimension
me déchire
depuis mes yeux d’enfant
Aucune expression libre
pour ces fils de Satan
Justice je t’ordonne
de les anéantir
dans des cachots
où chacune de leur nuit
les murs trembleront
de cris qui les transpercent
de larmes.
©
Tutti i diritti riservati. L’opera è protetta dalla Legge 22 aprile 1941 n. 633 sul diritto d’autore: è vietata la riproduzione, anche parziale, senza il consenso dell’autore.
Commenti (1)
Accedi per lasciare un commento.Accedi
Josiane Addis9 maggio 2017
Une poésie qui transperce le lecteur. Un appel, un cri, un témoignage sur les horreurs passées; une prise de conscience pour ne pas oublier les erreurs et les combats contre l'inhumanité. Ces vers nous interpellent jusque dans nos entrailles (siège des sentiments), ils nouent notre gorge? tant la poétesse semble déchirée au plus profond d'elle même. Les vers qui clôturent cette poésie, sonnent comme une sentence: que justice soit faite! Un vent de révolte donnera l'estocade finale.
