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Fantasy 8 giugno 2012 · lettura 9 min · 1423 letture

Louison et le petit chat sans nom! (FIN)

Jeannine Gérard 95 racconti pubblicati
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Hé!  Les bébés et vous les plus grands, vous rappelez-vous du petit chat sans nom que Louison appela Pompon?

Je viens là vous raconter la fin de l’ histoire… 

elle vous plaira vous verrez…

Écoutez- moi!

 « Après que Louison ait disparu à jamais,   Pompon tomba dans une affreuse tristesse qui faisait tout craindre pour sa vie.

Inlassable,  il la cherchait toujours et guidé par son amour, il ne se résignait guère.

Pauvre Pompon…

Il tomba dans une mélancolie qui surprit et inquiéta toute la maison.

Les saisons fuyaient ainsi qu'une fauvette quand on l'appelle, ou qu'elle a peur…

Combien d’ automnes se poursuivirent,  s’ enfuirent et s’ en revinrent.

  Aux fils télégraphiques de longues lignes d’ hirondelles grelotaient. 

Leurs petits cœurs qui avaient froid s’inquiétaient. 

Comme elles s’ attristaient.

C’était  dur pour elles  d’ abandonner les toits qui enguirlandaient leurs nids.

Elles aspiraient à d'autres cieux bien plus chauds et bien plus lumineux.

Les arbres s’étaient dépouillés  de leurs jolies parures.

Ils montraient leurs troncs et leurs branches décharnées et les quelques feuilles qui leur demeurèrent fidèles avaient prises les couleurs aussi rouges que si elles étaient ensanglantées…

Mais ni le froid, ni le gel, ni la chaleur étouffante, n’empêchaient à Pompon de continuer ses recherches…

Accompagné du dernier désespoir il s’ en allait dans la délicate lueur matinale  sur les lieux de la rencontre.

C’ est là qu’ il y passait presque toutes les journées.

Quelle joie si elle avait été là à l’ attendre sa Louison bien aimée…

Les arbres semblaient chuchoter doucement à son passage, le

pépiement pénétrant, le ramager et le gazouillis  plaintifs des hirondelles remplissaient l’ air d’ une douce mélodie.

Pauvre Pompon…

Il attendait vainement jusqu’à la nuit naissante. 

Il était   malheureux de ne pouvoir apporter aucun remède à sa tristesse.

Vif était encore le souvenir de lorsqu’ il la rencontra pour la première fois, quand,  caché sous un  buisson sage,  Louison le découvrit tout tremblant, chétif,  éperdu,   et   le prit dans ses bras le posant sur son petit cœur palpitant de crainte mêlé  de joie.  

Quelle aventure extraordinaire.

Encore il sent la douce extase de ses petits doigts sur sa peau frissonnante.

Ô, douces et inoubliables caresses.

Pourquoi l’ avait- elle abandonné, se dit- il plein de tristesse et d’ amertume?

… Mais qu’ en savait- t-il  notre pauvre Pompon que ce n’était pas Louison qui l’ avait abandonné, mais que c’était la vie qui avait abandonné Louison. 

Comment lui expliquer  que la vie est bien cruelle parfois, et qu’ elle n’épargne personne, même pas les petits enfants…

La maman de Louison ne savait plus quoi faire pour le consoler   de cette mélancolie qui empirait de jour en jour.  

Il ne mangeait plus, ne dormait plus et quand le sommeil enchaînait ses paupières, des cauchemars affreux le faisaient trembler de tout son être. 

Il se sentait mourir en ce tourment extrême,

Mais où  était-elle?

Son absence le rendait terriblement malheureux. 

Il  ne pouvait s’ en faire une raison.

Un soir, alors qu'il reposait sur sa chaise, les yeux mi-clos et la langue rosée pendant entre ses petites canines blanches,  la maman de Louison le caressa  sur sa petite tête rousse et lui parla doucement.

Du  gosier de Pompon s’échappèrent des ondulations et des grognements de détresse. 

Pantomime qui,  évidemment,  voulait être une réponse aux doux propos de la maman de Louison.

Ses griffes ressortirent et ses plaintes se multiplièrent.

Son regard la pénétra et sembla la supplier!

Il laissa sa chaise,  grimpa sur ses genoux… où est Louison…  tout ce qu'il semblait dire;   et en un souffle il lui  raconta tout son désarroi…

 «  Vous m’ aimez  je le sais,  mais je ne peux plus rester ici, c’ est Louison qui me réchauffait le cœur avec ses tendres caresses.  Elle  me réconfortait.  Je la trouvais à mes côtés,  toujours  attentive à mes moindres désirs, et à présent me voilà de nouveau comme quand elle me dénicha sous le buisson sage… apeuré,   désemparé et bien malheureux. »

La maman de Louison le serra doucement dans ses bras et l’ embrassa tendrement sur sa petite tête rousse.

Des larmes lui mouillèrent le visage flétri par les pleurs.

Oui, Pompon ne pouvait plus vivre dans cette maison où

l’ absence  de Louison  pesait comme un rocher.

Ainsi, il  s’ en alla!

Et les saisons passèrent…

Mais un soir, alors que le vent sifflait derrière les volets et la pluie battait fort, d’étranges rumeurs  attirèrent l’ attention de la maman de Louison.

Ils provenaient de derrière la porte d’ entrée de la maison.

  Ce ne peut-être ni le vent ni la pluie. 

Et alors qui pouvait bien se plaindre ainsi?

Qui est là ? Que voulez- vous cria- t-elle?

C’ est Pompon qui apporte ses trésors s’ entendit- elle répondre !

A la lueur de la torche, elle vit une bande de farfadets qui avaient visages d’ enfants. Ils portaient deux par deux une cassette contenant   les trésors de Pompon, une Minette  à la fourrure rousse et noire et des Chatons de la même couleur.

Elle  n’ en croyait pas sa vue…

Désormais elle s’était résignée à ne plus le voir,   il manquait depuis si longtemps.

Eh oui,  à sa grande surprise Pompon était là,  en compagnie d’une famille déjà bien nombreuse.

… Dans son errance solitaire,   à la sempiternelle recherche de Louison,  il avait rencontré une petite chatte à la couleur splendide.  Son petit nez teinté de noir et ses yeux d’émeraudes le fascinèrent. Sur la sommité de sa petite tête  et sur les oreilles froides, le noir formait avec le roux un dessin bien plaisant… 

Ce fut croyez- moi le coup de foudre. Ils s’ aimèrent tendrement et de leur union, naquirent  trois petits chatons roux et ravissants.

Qu'est- ce qu'ils étaient mignons... 

La maman de Louison les remplit de caresses.

Ah, comme elle aurait voulu que sa fille soit là pour partager sa joie. 

En un clin d’œil, elle s'organisa..

Elle Trouva une petite place dans un coin du salon et y installa  la petite famille s'attendrissant longtemps…

Pompon lui, s'installa  sur sa petite chaise comme une fois.

Et finalement père mère réunis devant les hautes flammes qui illuminaient les noires profondeurs de la cheminée, alors que la petite  Minette  allaitait ses petits chatons,  Pompon leur  raconta l’ histoire de comme Louison l’ avait sauvé de la misère et de la solitude et de comme encore aujourd'hui, il l’ attendait malgré les années qui passaient  insouciantes de sa souffrance…

Mais aujourd’ hui, à le voir, il semble bien heureux notre Pompon  avec sa nouvelle famille…

Savez- vous que l’ espérance ne l’ abandonne point?

Tous les jours il  va   sans jamais se lasser, sur les lieux à lui chers,  accompagné de sa petite famille, qui comme lui, semble ne voir le moment de connaître la petite Louison,  la bien aimée de leur gentil Pompon. »

Ah ! L’ espérance!

Qui sait? Peut-être ! Peut-être !

 

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«Ma peinture ... Détrempe et encre de chine. Philip Roth - Le vrai écrivain n’est pas celui qui raconte des histoires, mais celui qui se raconte dans l’histoire. La sienne et celle, plus vaste, du monde dans lequel il vit.»

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