Morte
17 gennaio 2011
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Vision omniprésente

Je dors dans un lit
où, omniprésente,
est l'infernale vision
du sang qui déborde
comme un fleuve en crue
de ta bouche exsangue.
Dans l'obséquieux
silence,
mon cri inhumain
effraie les présents
qui avec moi
te veillent
Jamais je n'effacerai
cette image spectrale.
Je te vois encore
avant d'expirer,
me regarder
avec des yeux déjà lointains.
Ils m'imploraient...
Sur ton visage était gravée la peur,
froide, taciturne.
D' inextinguibles larmes
sillonnaient le mien
détruit
par le chagrin.
Impuissante,
je pris ta main
et la serrais très fort.
J'en sens encore
le gel.
Je voulais te retenir,
ça ne pouvait finir ainsi.
Mais la mort eut le dessus.
Je ne pus rien faire.
D'effroi,
je restais paralysée
comme quand je perdis
mon père.
Je retournais fillette
et me sentis perdue à jamais.
Dans l'obscurité
de mes nuits
ce souvenir me revient
et me tourmente encore.
Je rêve notre amour
mon Amour,
que même pas la mort
n'a su me soustraire.
Et meurtrière,
la solitude
me prend à la gorge.
Désespérée,
j'écris pour ne pas crier
et dévoile mes secrets
au monde entier.
"Je sais
que tu ne viendras plus
et que de la haut
tu veilles".
Mais moi, ici- bas,
jamais je ne voudrais voir
survenir la nuit,
où, omnipresente,
est l'infernale vision
de ton sang qui jaillit.
.
- - - - - - -
.
Visione onnipresente
.
Dormo in un letto
dove, onnipresente,
è l'infernale visione
del sangue che straripa
come un fiume in piena
dalla tua bocca esangue.
Nell'ossequioso
silenzio,
il mio grido disumano
spaventa i presenti
che insieme a me
ti vegliano.
Mai cancellerò
quest'immagine spettrale.
Ti vedo ancora
prima di espirare,
guardarmi
con occhi già lontani,
M'imploravano.
Sul tuo viso vi era scolpita la paura
fredda, taciturna.
Inestinguibile lacrime
solcavano il mio
distrutto
dal dolore...
Impotente,
presi la tua mano
e la strinse forte forte,
ne sento ancora
il gelo.
Volevo trattenerti.
Non poteva finire così...
Ma la morte ebbi la meglio.
Non pote far niente.
Atterrita,
rimasi paralizzata
come quando persi
mio padre.
Ritornavo bambina
e mi senti persa per sempre.
Nell'oscurità
delle mie notti
il ricordo m'addolora
e ancora mi tormenta...
Sogno il nostro amore
Amore mio,
che nemmeno la morte
ha saputo sottrarmi.
E omicida,
la solitudine
mi prende alla gola.
disperata,
scrivo per non gridare
e svelo i miei segreti
al mondo intero.
So che non verrai più
e che vegli dall'alto.
Ma io qua- giù
mai vorrei vedere
giungere la notte
dove, onnipresente,
è l'infernale visione
del tuo sangue che sgorga...
.
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