Odyssée
Jeannine Gérard
492 poesie pubblicate
+ Segui

- - -
Bien que la mer soit menaçante
je prends la barque et je m'éloigne.
Les étoiles me guident
dans une nuit sans lune.
Alors que la houle se creuse
le vent force...
la voile se déchire
par de méchantes rafales.
Des déferlentes hargneuses
commencent à balayer le pont...
la tempête me cerne,
un frisson me traverse.
Nulle part on ne sent mieux
la noble et profonde tristesse
de lorsque l'on se trouve, seuls,
au milieu d'une mer en tempête.
Une masse d'eau sombre
s'enfle dans un rugissement de rage,
l'écume masque tout,
une émotion intense m' envahit
et d'effroi je me fige!
Armée de courage
je lutte contre les flots en colère
dans un corps à corps
incroyable
Harassée,
je m'accroche à la barre
et sens la mort
sur le point de me cueillir.
Je la repousse!
Elle reflue et revient
inlassable.
Je dois vaincre les ténèbres
pour renaître...
Désespérément je me débats
alors que la peur redouble...
Au petit matin,
je m'éveille dans des draps tout fripés
grondante de sueur.
La mer étale
a oublié sa colère...
Des oiseaux célèbrent
le retour du soleil.
Bouleversée mais heureuse d'être en vie
dans la quiète de ma chambre,
je me lève
pour puis me remettre au lit
et avant de m'offrir un dodo
" peuplé de vrais rêves"
réparateur
d'une nuit d'insomnie,
je dispose un feuillet devant moi,
je prends le pinceau
et peins
mon odyssée.
.
- - - - - - -
.
Odissea
.
Sebbene il mare sia minaccioso
prendo la barca e m'allontano.
Le stelle mi guidano
in una notte senza luna.
Mentre l'onda s'infossa
il vento forza...
Si lacerano le vele
sotto raffiche crudeli.
Scatenate e astiose
cominciano a spazzare il ponte...
La tempesta m'accerchia
Un brivido m'attraversa.
In nessuna parte si sente
la nobile e profonda tristezza
di quando ci si trova, soli,
in alto mare.
Una massa d'acqua scura
s' ingrossa in un ruggito di rabbia
La schiuma maschera tutto.
Un'emozione intensa m'invade,
Mi si raggela il sangue!
Armata di coraggio
lotto contro i flotti infuriati
in un corpo a corpo
insostenibile.
Spossata,
mi aggrappo alla barra
e sento la morte
sul punto di accogliermi.
La respingo!
Rifluisce e ritorna
instancabile.
Debbo vincere le tenebre
per rinascere...
Mi dibatto disperatamente
mentre cresce la paura...
All'alba,
mi sveglio madida di sudore.
in sgualcite lenzuola.
Il mare stanco
ha dimenticato la sua collera...
Gli uccelli celebrano
il ritorno del sole
Stravolta ma felice di essere in vita
nella quiete della mia camera,
mi alzo
per poi rimettermi al letto
e prima di offrirmi un sonno
"popolato di sogni veri"
riparatore
di una notte insonne,
dispongo un foglio davanti a me,
prendo il pennello
e dipingo
la mia odissea.
-
🌐
Pubblicata con licenza Creative Commons: puoi condividerla e ripubblicarla citando l’autore e la fonte.
L'autore
Jeannine Gérard
Commenti (1)
Accedi per lasciare un commento.Accedi
L
Libera Mastropaolo15 maggio 2011
Scorrevolissima e piacevole poesia che prende e si fa leggere tutta d'un fiato, che bella!
