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Riflessioni 16 ottobre 2011 · lettura 3 min · 1929 letture

La vie s'effiloche entre mes doigts

Jeannine Gérard 492 poesie pubblicate
+ Segui
* * * Le jour se lève, une douleur me surprend et m'étreint la poitrine... Je vois ma vie s'effilocher entre les doigts. Avant qu'il ne soit trop tard, je puise des pensées, qui pèle- mêle circulent dans mon triste cerveau. Je voudrais les réordonner... Le temps d'en récupérer une qu'elle s'est déjà volatilisée dans l'air. En proie au désarroi je crie avec rage. Je déchire le silence qui règne en ce lieu mortel. Mes yeux hagards, cherchent en vain. Tout autour... rien. Pas un signe de vie, seule une lueur à peine à peine illumine le vide et le noir. Le silence s'impose. Mon sang reflue. À qui confier mes peines qui à guise de rochers pèsent sur mes épaules? Pourquoi espérer encore, si mes rêves avortent bien avant qu'ils ne naissent. Et le voilà, le jour qui de nouveau se lève, impitoyable, plus triste que mes nuits. La vie s'effiloche entre mes doigts, seule la colère me tenaille... pour ne pouvoir assouvir ce désir irréfrénable d'aimer encore. . - - - - - - - - - - - - - - . La vita si sfilaccia fra le dita . Il giorno s'affaccia, un dolore mi sorprende stringendomi al petto... Vedo la mia vita sfilacciarsi fra le dita. Prima che sia troppo tardi, pesco fra i pensieri che s'agitano convulsamente nel mio triste cervello. Come li vorrei riordinare... Nemmeno il tempo d'agguantarne uno che già s'è perso in aria. In preda allo sgomento io grido con rabbia squarciando il silenzio, che qui regna mortale. I miei occhi stralunati cercano invano, tutt'intorno il nulla. Non un segno di vita, solo un barlume illumina il vuoto e il nero. Il silenzio s'impone. Il mio sangue ribolle. A chi confidare pene, che a guisa di macigni gravano sulle mie spalle? Perché sperare, se i miei sogni abortiscono già prima di nascere. Ed eccolo il giorno che s'alza nuovamente impietoso, triste più delle mie notti. La mia vita si sfilaccia fra le dita. Solo la colera mi attanaglia... per non aver assopito il desiderio irrefrenabile d'amare ancora. * * *
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«Combien de jours et de nuits, seuls avec nous- mêmes, on voudrait réordonner nos pensées qui chevauchent affolées dans notre cerveau. Il est parfois impossible de les apaiser. Avec elles, notre vie s'effiloche entre les doigts, et la douleur t'étreint pour ne pouvoir rien y faire.

L'autore
Jeannine Gérard
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