Promise
Jeannine Gérard
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+ Segui

~ * ~
Au- delà…
le paysage.
À quoi bon
dire le lieu.
Les nuages défilent
dans un ciel enflammé.
Peu de toits ou de villages
à l’horizon.
Seul le couchant
à m’ enchanter
et à me rappeler…
Je ferme les volets
et dans l’obscurité,
épuisée de cette lutte
contre les souvenirs,
je me consume
et pleure.
O ce silence
qui arpente mes nuits.
Je tiens l’oreiller
à pleines poignées
et l’oubli apprend à rêver .
Mon cou,
sous ma chemise entrouverte,
coule la sueur.
Ô tourment!
Dépendre d’un amour
qui ignore ostensiblement
mes émois.
Je voudrais l’aimer
et en être sotte.
Mais je cherche…
tel un geai pris au piège,
comment secouer
cette dépendance.
La sagesse des draps
m’incitent à de sombres fureurs.
Soucieuse de ces transports
inassouvis,
je suis désespérée.
J’en perds le sommeil
et la raison.
Non!
Je ne suis pas prête
à renoncer à l’amour,
ce bienfait de l’être .
Et pourtant, mon Dieu
et pourtant…
cette certitude
de vivre désormais
une vie rangée et monotone
à laquelle je parais
promise.
Je prends un sédatif.
Compère de mes nuits...
Mais hélas, le remède
ne chasse pas le mal,
il me fait l’oublier
un instant.
Les ruines au cœur,
le silence me décompose.
Et d’un souffle brûlant,
je balbutie dans l’air immobile
ton nom
en instance d’oubli.
« Amour »…
Comme si l’urgence
était au délire.
.
~ * ~ ~ * ~ ~ * ~ ~ * ~ ~ * ~
.
Promessa!
.
Di là...
il paesaggio.
A che serve
dire il luogo.
Le nuvole defilano
in un cielo infiammato.
Pochi tetti e villaggi
all'orizzonte.
Solo il tramonto
ad incantarmi
e a ricordarmi...
Chiudo le imposte
e nell'oscurità,
esausta di questa lotta
contro i ricordi,
mi consumo
e piango.
O questo silenzio
che assedia le mie notti.
Stringo il guanciale a piene mani
e l'oblio impara a sognare.
Il mio collo
sotto la camicia socchiusa
è madido di sudore.
Oh tormento!
Dipendere da un amore
che ignora ostensibilmente
i miei sentimenti.
Vorrei amarlo
e esserne sciocca.
Ma cerco,
tale una ghiandaia
presa in trappola,
come scuotere
questa dipendenza.
La saggezza delle lenzuola
mi incita ad oscuri furori.
Preoccupata da questi trasporti
inappagati,
sono disperata.
Ne perdo il sonno
e la ragione.
Non!
Non sono pronto
a rinunciare all’amore,
questo bene dell’essere.
E tuttavia, mio Dio
e tuttavia...
questa certezza di vivere oramai
una vita ordinata e monotona
alla quale sembro
promessa.
Prendo un sedativo,
compare delle mie notti...
Ma ahimè, il rimedio
non caccia il male,
lo fa dimenticare
un istante.
Le rovine al cuore,
il silenzio mi deteriora.
E d'un soffio bruciante,
balbetto nell'aria immoto
il tuo nome
in istanza d'oblio.
“Amore”…
Come se l’urgenza
fosse al delirio.
~ * ~
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L'autore
Jeannine Gérard
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