Mais d'où émanait- elle?
Jeannine Gérard
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+ Segui

~ * ~
Cette nuit,
les éléments semblaient
vouloir faire assaut de fureur.
Le vent hurlait sa rage
et la pluie crépitait
contre les volets.
Les couvertures bien tirées
jusqu'au menton,
je rêvais!
Dépouillée
de son enveloppe charnelle,
mon âme s'envolait...
Ma douleur prenait fin!
Avec lui, près de lui
je connaissais l’ivresse.
Nos lèvres se joignaient.
Notre désir n'avait rien perdu
de son intensité.
Lentes d’abord,
tendres nos caresses
se faisaient peu à peu
plus exigeantes.
Noyée
en pleine mer de miel,
je le suivais
et croyais périr dix fois
dans cette houle
croissante.
Il me tirait des flots
alors que je ne croyais
ne plus en émerger
pour m’y replonger
l’instant d’après.
Ancré au fond de moi,
je m’échouais avec lui
gorgée d’un bonheur inouï.
Nous étions
si bien accordés
l’un à l’autre,
que notre passion
ne cessait de croître
pour culminer
dans l’indicible explosion
d’une extase partagée
jusqu’à l’alanguir
d’une bienheureuse
fatigue.
Pelotonnée
entre ses bras
je me sentais abritée
dans un chaud cocon d'amour.
Le cœur débordant d'ivresse
je lui souriais, rassasiée
et plus que jamais,
un sentiment de paix
m'engloutit.
Je baignais dans une sérénité
qui n'effaçait pas la tristesse
enracinée au plus profond
de mon cœur
mais je la sentais s'apaiser,
me réconforter.
Mais d'où émanait- elle?
Chaque parcelle de mon corps
en connut la plénitude.
.
~ * ~ ~ * ~~ * ~~ * ~~ * ~~
.
Ma da dove irradiava?
.
Questa notte,
gli elementi sembravano
voler fare assalto di furore.
Il vento urlava la sua rabbia
e la pioggia crepitava
contro le persiane.
Le coperte ben tese
fino al mento,
sognavo!
Spogliata
dal suo involucro carnale,
la mia anima s'involò...
Il mio dolore finiva!
Con lui, vicino a lui
conoscevo l'ebbrezza.
Le nostre labbra si univano.
Il nostro desiderio non aveva perso
della sua intensità.
Lente prima,
tenere le nostre carezze
diventavano poco a poco
più esigenti.
Annegata
in pieno mare di miele,
lo seguivo,
e credevo
di perire dieci volte
in quest’onda crescente.
Mi traeva dai fiotti
allorché non credevo più
emergere
per rituffarmici
l'istante dopo.
Ancorato in me,
mi arenavo con lui
sorsata di una felicità inaudita.
Eravamo
così ben accordati
l'uno all'altro,
che la nostra passione
non smetteva di crescere
per culminare
nell'indicibile esplosione
di un'estasi condivisa
fino al languire
di una beata
stanchezza.
Aggomitolata
fra le sue braccia,
mi sentivo riparata
in un caldo bozzolo d'amore.
Il cuore stracolmo d'ebbrezza
gli sorridevo, sazia
e più che mai,
un sentimento di pace
m'inghiottì.
Bagnavo in una serenità
che non cancellava la tristezza
radicata nel profondo
del mio cuore
ma la sentivo tranquillizzarsi,
riconfortarmi.
Ma da dove irradiava?
Ogni parcella del mio corpo
ne conobbe la pienezza.
~ * ~
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L'autore
Jeannine Gérard
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