La bouche frémissante
Jeannine Gérard
492 poesie pubblicate
+ Segui

Alors que la nuit
s’éparpille,
je m’enfonce
dans un sentier
précédant les vents
Là,
J’investis de mes rêves
l’espace
qui rougit mon espace.
Fantasque
est l’atmosphère.
Dans les sillons,
pas un arbre qui n'eût
dans ses rameaux
un chant d'oiseaux.
Sous le souffle furtif
d’un je ne sais qui
qui gémit,
feuilles ensanglantées
errent... s'affolent...
et s'abandonnent
mollement
ailleurs.
Mon cœur bat plus vite
et précipite
vers un bonheur
sans nom.
Un éclair de jeunesse
vient dorer
d’un trait de lumière
mon front sourcilleux.
Ô plaisir
doux et charmant.
Mes narines se dilatent
et savourent
l’air embaumé
attiédi par le soleil
d'Octobre
qui laisse un adieu doux.
Et mon âme s'élance
hors de moi
se laissant emporter
sur la vague marine.
La mer ressasse.
Combien j'aimerais courir
et saisir les flocons d'écume
que le vent emporte.
Ô quiétude!
J’écoute et tout se tait.
Transportée
dans un monde enchanté,
envoûtée
et palpitante d’ardeur,
sans me soucier,
j'y cours à m’y réfugier.
Ainsi
ai- je heurté le ciel.
Le soleil
traversant les nuages
me force à cligner
les paupières.
Et pendant que l'horizon
doucement s'incendie,
avide et alanguie,
ma raison s'égare.
Un torrent de délices
vient m'inonder
et souriant à l'idée
d'être grise,
le visage en feu,
la bouche frémissante,
je suspends mon Je
et bois l’immensité.
🌐
Pubblicata con licenza Creative Commons: puoi condividerla e ripubblicarla citando l’autore e la fonte.
L'autore
Jeannine Gérard
Commenti (0)
Accedi per lasciare un commento.Accedi
Ancora nessun commento. Scrivi il primo!
