Victime lamentable
Jeannine Gérard
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+ Segui

Devant le miroir
dont le cristal paraît tout noir,
l’âme résumée,
je m’observe et m’examine...
Non sans effroi!
Ah, beauté,
tu fuis plus vite que le vent.
Seul mon espoir est resté.
O saisons,
quel châtiment
accomplissez- vous sur moi?
Insouciantes,
vous semblez n'avoir
aucun apitoiement.
Vous m’infligez l’isolement
et accroissez d’heure en heure
mes tourments.
Je souffre!
Et la douleur se répand...
Les jambes flageolantes,
je comprends maintenant
comment on peut s'évanouir.
Il suffirait que je ferme les yeux
et je serais tombée.
Oh, quelle manière simple
de s'échapper à ce qui effraie.
Mais soudain,
des notes à la touche légère
m'embrasent, me saisissent...
L'oubli!
Ah, le doux instant
qui arrache le voile de la mélancolie.
Dans une fraction d’éternité
tout change!
J’incline doucement la tête...
et pendant que dehors
le vent bat les rameaux
d’une amoureuse violence,
et la pluie frappe aux carreaux
troublant le calme de la nuit,
ma pensée fuit... ailleurs.
Mon sein, alors,
ressent une morsure
et regonfle
de souvenirs divers.
Seule, toute seule,
ne pouvant dépenser mon ardeur,
j’entends hurler mon cœur.
Il n’a plus la force
pour lutter contre ses douleurs.
Il s’est épuisé
après un rêve vague et beau.
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L'autore
Jeannine Gérard
Commenti (1)
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C
Claudio Toccafondi14 gennaio 2013
Bellissima poesia, dove la dolcezza si fonde con l'amaro della vita e i versi squisiti disegnano una profonda ma composta malinconia. Complimenti vivissimi alla Autrice
