Dans les bras du couchant
Jeannine Gérard
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+ Segui

Alors que je m’ achemine
dans les bras du couchant,
devant moi,
Naples
lentement s’illumine.
Une petite brise
chasse les nuages
qui dérangent le ciel
laissant
qu’ une lune de soie
échauffe l’ atmosphère...
À sa vue,
il m’a semblé
que le ciel rougissait.
Est- ce l’effet
de mon imagination
ou d’une étrange
hallucination?
Malgré le froid
qui me transperce,
je laisse mes pensées
divaguer...
Elles m’invitent
à jouir de la magie.
O le délire!
Tout est lourd d’ amour
et de poésie
en ce lieu de rêve.
J’ éprouve
une volupté corporelle
d’ autant plus violente
que le décor
qui s’étend à ma vue.
Jouissance des sens
dans les bras du couchant.
Pas un qui ne se charme
et ne s’éveille...
Les yeux, le nez, les oreilles...
même mon palais
savoure l’ air que je respire.
Inondée de l’ enivrant parfum
qui m’ensorcèle,
je rebrousse chemin
ivre et extasiée
et vais...
du haut de ma stupeur,
le Vésuve jaillit
de derrière les arbres.
Grand Seigneur,
plus séduisant que jamais,
il grossit
et s’unit
à la voûte alanguie.
Naples
est jalouse de lui
et pourtant,
elle le montre
par orgueil.
Et moi,
j’ai le plaisir
de l’en complimenter
car ici,
en ces houles d’harmonies,
perle le désir.
©
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L'autore
Jeannine Gérard
Commenti (1)
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Antonio Guarracino19 maggio 2013
La delicatezza, la malinconia, la dolcezza dei versi di questa poesia mi spinge a leggerla lentamente assaporandone le profonde emozioni che essa suscita.

